Créée en France, en 1991, la Financière de l'Echiquier est l’une des premières sociétés de gestion indépendante à capitaux privés en France. Elle appartient à 100 % à ses dirigeants et à ses salariés. Avec ses 4.3 milliards d’euros de collecte (soit une progression 30% en deux ans), 13 OPCVM et 4500 clients, elle préserve sa place de choix auprès de la clientèle patrimoniale et institutionnelle en figurant sur le podium de la gestion d'actifs avec Carmignac et DNCA.
L'année 2011 n'a pas été clémente pour la Financière de l'Echiquier, compte tenu de son positionnement et de ses spécialités : point de salut en dehors des actions américaines, de l'or ou des emprunts d'Etat allemands. L’année, heurtée à plus d’un titre, s’est caractérisée par de fortes volatilités sur tous les marchés, des pertes importantes sur les marchés actions, l’écartement des marges de crédits sur les marchés obligataires, ainsi que par la contre-performance des actifs émergents.
Force est de constater que la performance des fonds sous gestion à un an n'est pas bonne, même si la plupart des fonds ont surperformé leur indice de référence, à l'exception des fonds de petites capitalisations, le fonds obligataire et le profil prudent.
Si les résultats 2011 de la Financière de l'Echiquier sont modestes, l'examen de ses performances à trois ans ne laisse aucun doute sur la qualité de l'équipe de gestion. Cet écart illustre l'importance du temps et de l'horizon d'investissement sur la rentabilité de toute la gamme des actifs risqués. La performance des gestions en 2010 a largement contribué à ce constat.
Pour 2012, l’équipe de gestion se concentre sur le rebond attendu des pays émergents et les Etats-Unis. Pour ce dernier, on observe une amélioration du chômage et un redémarrage du secteur immobilier, deux bons indicateurs d’une croissance structurelle faible, mais d'une croissance tout de même, pour 2012. Pour le reste, l'équipe se range, selon moi, au consensus de place qui estime que la rigueur en Europe est durable et que le levier d'endettement est en voie de réduction majeure.
Pour les gérants de la Financière de l'Echiquier, la situation actuelle offre un grand nombre d'opportunités et est favorable à leur style de gestion, la constitution de portefeuilles concentrés de titres sur la base d'une analyse financière classique et de relations de proximités avec les équipes dirigeantes. L'équipe de gestion fonde son optimisme sur une série de facteurs d'importance variée :
- Le monde reste en croissance
- La dispersion des rendements est grande
- Les valorisations sont intéressantes
- Les défauts sont globalement surestimés
- Le taux sans risque n’existe plus
- Les marchés d’actifs risqués devront se normaliser
- Les leaders sortent renforcés des crises
Dans ce cadre, l'équipe de gestion adopte une allocation prudente de ces capitaux, selon les cas :
- Privilégier les titres liquides
- Choisir librement d’être actionnaire ou créancier
- Aller chercher la croissance là où elle se trouve
- Attribuer une prime au leadership dans leur sélection de valeurs
- Profiter des primes d’émissions sur les nouvelles émissions du marché obligataire
- Maintenir voire augmenter la part de « high yield » et du non noté
- Tirer partie des cash-flows émergents et américains
Somme toute, le positionnement de la Financière de l'Echiquier conforte les changements stratégiques de 2010 : s'ouvrir plus au monde en maintenant l'avantage compétitif de l'équipe dans la sélection d'entreprises, que ce soit dans une optique d'investissement action ou en tant que créancier.
Hassiba Nateche
Jean-Christophe Cotta
Ensemble adoptons des gestes responsables : N'imprimez ce mail que si nécessaire.
Commentaires